Certification AB et mode de culture

Biodiversité & permaculture

La promotion d'un mode de culture respectueux de la nature et de la biodiversité est au cœur de ma démarche et a été le déclencheur de ma volonté de devenir paysanne en m'installant. 

Pépinière "en permaculture" ?

Une pépinière "en permaculture", ça ne veut pas dire grand chose !

J'essaie d'appliquer les principes de permaculture dès que possible dans la construction de mon projet et de fonctionner de façon la plus logique possible dans le choix des intrants. 

J'utilise et valorise la biodiversité dans mes cultures, qui permet d'avoir un effet "tampon" sur les "ravageurs". Ainsi, les piquets de la clôture servent également de perchoir pour les rapaces qui mangent les campagnols. La présence d'alysse odorante, en plus d'émettre de douces effluves de miel attire les syrphes. La création d'une mare permet de créer une zone humide supplémentaire avec des zones de lisière riches en biodiversité.

Les plantes sélectionnées offre plusieurs fonctions comme vous pouvez le lire sur la page de présentation de la pépinière.

Je me limite à une petite surface et en prends soin en la plantant densément.

Pour limiter au maximum les déchets issus de mon activité, je réfléchis à un système de pot réutilisables en tube PVC réutilisables pour les plantes ne pouvant pas se vendre en racines nues (en partant sur une idée de la pépinière Akebia).

Pour de nombreuses espèces, je reproduis mes propres semences dans des conditions qui ne  "dorlottent" pas la plante (très peu d'arrosage notamment).

Deux cochons de race Kune kune (Johnnie et Bigoudi) vivent sur le terrain, me tiennent compagnie, broutent et remuent un peu le terrain. Je plante derrière leur passage car ils me préparentbien la terre et adorent le liseron.

D'autres animaux (poules, cailles et canards) seront aussi prochainement intégrés à la pépinière afin d'entretenir le terrain, aider au jardin et fournir du fumier (et surtout de nous faire plaisir à vivre avec eux).

Mode de culture

Je n'utilise ni pesticide ni fongicide (qu'il soit bio ou pas). Tant que faire se peut, je tente de tendre vers un équilibre naturel, d'attirer les prédateurs des organismes pouvant poser un problème de culture en cas de grande concentration.

Evidemment, cela suppose d'accepter des pertes, mais elles sont raisonnables.

Mon terreau est labellisé AB et la tourbe qu'il contient provient de tourbières gérées de façon durable (j'aimerais à terme produire mon propre terreau).

J'utilise des ressources locales autant que possible. Ainsi, j'ai 2 sources de paillage pour mes pieds-mère : du broyat offert par un paysagiste situé à quelques mètres de la pépinière, et de la paille, issue de céréales cultivées juste en face, sur le plateau de Charézieux.

Les plantes en pot sont paillées avec des paillettes de chanvre (non locales pour le moment, faute d'en trouver).

Certifications

La pépinière est engagée dans un processus de certification en agriculture biologique avec l'organisme certificateur Alpes Contrôles.

Comment fonctionne la conversion ?

Etant donné que j'avais déjà la majorité de mes plantes avant de créer la pépinière et d'être contrôlée par un organisme certificateur, mes plantes doivent être cultivées selon les règles de l'agriculture biologique pendant un certain temps avant d'être certifiées AB. 

Cette période varie de 1 an à 3 ans en fonction du type de plante (annuelle, petit fruit, fruitier, etc). 

Le terrain était en friche depuis plus de 3 ans lorsque je l'ai récupéré, ce qui a permis de le "rendre" certifié AB dès le départ. 

La majorité de mes plantes sont donc en première année de conversion, en "C1" comme on dit dans le jargon. Les plantes dont j'ai acheté les pieds-mère après mon engagement dans un parcors de certification sont directement labellisées "AB" car je peux prouver leur origine.